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mercredi 29 avril 2009

Fonction de recherche d'un virus

C'est la première chose que fait un virus. Cette fonction de recherche va sélectionner les types de fichier à infecter (.com .exe .doc .bat …), elle va également décider de la vitesse à laquelle ces fichiers doivent être infecter. La vitesse d'infection est une composante majeur de la bonne propagation d'un virus. Si un virus se reproduit trop rapidement, il sera rapidement repéré par l'utilisateur car il utilisera de manière incessante le disque dur. En revanche, si un virus se reproduit trop lentement, il ne sera pas assez efficace.

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Les Virus Celebres

L'histoire des virus relativement courte possède déjà ses stars. Le premier virus ayant infecté le réseau Internet est un ver écrit par un étudiant américain du nom de Robert Morris en 1988. Ce virus, et les dommages qu'il a engendrés, sont à l'origine de la prise de conscience des dangers de diffusion via les réseaux.
En 1991, un nouveau virus sème la terreur sur toute la planète : la bombe logique Michelangelo. Ce virus, très médiatisé à l'époque et devant se déclencher le 6 mars 1992, aura beaucoup moins d'effets que prévus (environ 200 000 ordinateurs infectés).
En l'an 2000, c'est au tour du virus I Love You de faire trembler la planète. Variante du macrovirus relativement inoffensif Melissa, ce virus très destructeur se propage par courrier électronique sous la forme d'un fichier joint nommé LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.vbs.
Enfin en janvier 2003, le nouveau virus venu, baptisé MyDoom, est « in the wild », dans la nature. Il se répand par la messagerie sous forme de pièce jointe à raison de plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires par minutes. Plus original,son auteur a aussi programmé un mode de dissémination par Kazaa.
MyDoom a été programmé pour attaquer un site, en l'occurrence celui de SCO, un éditeur de logiciels UNIX. A partir de début février, MyDoom a submergé ce site de connexions, plus de 100 par minute. Avec un million d'ordinateurs infectés, cela a suffi pour mettre KO les serveurs de SCO. Microsoft a même lancé une chasse à l'homme en offrant une prime, comme SCO.

Toutefois, au-delà des effets d'annonce des médias, tous ces virus n'ont heureusement pas eu les effets cataclysmiques annoncés. La prudence des utilisateurs, doublée de divers systèmes de sécurité informatique (pare-feu, logiciels antivirus, etc.), permettent généralement d'enrayer assez rapidement la propagation des virus.

« Qu'est ce qu'un virus ? » voici la question à laquelle nous avons essayer de répondre le mieux possible dans cette première partie en vous expliquant les différents types de virus, leur évolution, le pourquoi de leur existence. Intéressons nous maintenant à leur fonctionnement.

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Virus cryptes

Virus cryptés

Les premiers virus polymorphiques apparaissent en 1990. Il s'agit de virus disposant d'une routine de cryptage variable. Repérer un tel virus devient une tâche compliquée, puisque deux exemplaires d'un même fichier infecté n'ont pas la même apparence. Ces nouveaux virus sont 1260, V2P1, V2P2, et V2P6.
L'année 1990 est aussi celle de Dark Avenger, un auteur bulgare qui a joué un rôle important dans l'élaboration de techniques avancées d'infection des virus. Les virus crées par ses soins se nomment, entre autres, Dark Avenger 180, Number of the beast ou encore Nomenklatura. Dark Avenger se sert des BBS pour la diffusion. Certains se dissimulent dans les logiciels anti-virus du domaine public !!! Toujours en Bulgarie est crée le VX BBS. Il s'agit d'un serveur d'échange de virus, d'information, et surtout de codes sources, auquel tout le monde s'accorde à reconnaître une responsabilité dans la naissance des vocations douteuses. Fin 1990, le nombre de virus s'élève à environ 250.
La possibilité de télécharger les lignes de programmes d'un virus permet à beaucoup d'introduire de subtiles modifications et de lâcher un nouvel agent infectieux dans la nature. En 1991, l'influence de ces serveurs se fait sentir et fin 1991, un millier de virus sont reconnus. Cette année-là, les éditeurs prennent la véritable mesure du marché qui s'ouvre à eux et de la difficulté de la lutte. Car les virus polymorphes croissent en nombre et en complexité. En Avril, un jeune suisse vole à un ami un nouveau virus et l'installe chez son père. La propagation du virus Téquila aurait été moins fulgurante si le père en question n'avait pas été un important distributeur de sharewares…Téquila se loge sur la table de répartitions du disque et infecte les fichiers. Or il est si difficile à détecter que si 1% des fichiers contaminés échappent au contrôle, l'infection recommence.

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Le concept des virus informatiques

Le concept de virus est apparu avec les premiers calculateurs électroniques. Dès 1949, John Von NEUMANN, pionner de l'informatique à qui l'on attribut la conception du programme mémorisé, présente les fondements théoriques de l'auto-copie de logiciels dans un article intitulé Theory and Organisation of Complicated Automata.

En 1986, deux amis passionnés d ‘informatique s'aperçoivent que les disquettes contiennent, dans leur secteur de démarrage, un programme servant démarrer l' ordinateur. Ils le remplacent par leur propre programme qui, d' une part, a pour mission de se copier par la suite sur le secteur de démarrage de toute disquette insérée dans le lecteur, d' autre part de changer le nom de la disquette par l'intitulé « (C) Brain ». Ensuite, le programme démarre l'ordinateur. Ils appellent cela un virus. Au début, donc, rien de bien méchant. Seulement voilà, leur idée va faire des émules et bientôt la création échappe à tout contrôle.

Toujours en 1986, Ralph Burger, programmeur, développe un virus greffant une copie de lui-même sur les fichiers COM. Ralph Burger distribue ce virus lors d' une conférence et écrit un livre sur le sujet. Un an plus tard, le virus Vienna décrit dans ce livre se répand : une fois sur huit cela provoque le redémarrage de l'ordinateur. Puis vient le virus Lehigh : à la quatrième infection, du fichier Command.com, le virus détruit la FAT du disque (sorte de table des matières du disque).

Les meilleurs crus de l'année 1987 sont Suriv-01, -02, -03 et Jérusalem. Les trois premiers infectent les fichiers COM, EXE, ou COM et EXE. Le quatrième échappe à tout contrôle et va habituellement infecter tous les fichiers qui sont exécutés… sauf les vendredis 13, date à laquelle il les écrase. Son nom vient du fait que c'est l'université de Jérusalem qui a, la première, eu affaire au dit virus. Cette année voit aussi naître trois virus les plus connus : Ping-Pong qui fait dégringoler les lettres affichées.

Les années 1988 et 1989 ont vu peu de nouveaux virus. Le grand public fait la connaissance des virus le vendredi 13 janvier 1988, par l'intermédiaire d'une vigoureuse campagne de presse exploitant l'aura de mystère entourant le virus Jérusalem. Fin 1989, on recense une trentaine de virus.

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Pourquoi les virus existent-ils?

Les virus informatiques n'ont apparemment aucune valeur marchande indépendamment de leurs applications militaires. Alors, pourquoi les créer?
Mark A.Ludwig tente de répondre à cette question dans son livre Naissance d'un virus.
Depuis que les ordinateurs ont été inventés dans les années 40, il y a eu une fraternité entre les personnes employées à explorer les possibilités sans les limites de ces magnifiques machines. Cette fraternité a réuni des mathématiciens et des scientifiques célèbres qui, aussi longtemps que les ordinateurs les ont entouré, ont rêvé de machines intelligentes qui raisonneraient.
Pendant de nombreuses années, c'était purement de la science-fiction.

Pourtant, la pensée même de cette possibilité conduit certains à une plausible réalité. Le virus informatique est une nouvelle approche radicale sur ces machines vivantes. Au lieu d'essayer de concevoir quelque chose qui imite grossièrement le comportement humain, fortement complexe, il est possible de commencer par copier ce qui semble le plus simple dans la matière organique.
Les organismes monocellulaires sont simples et font très peu de choses. Leurs seuls objectifs sont apparemment de survivre et de se reproduire. Si l'on pense à un nouvel univers, non pas un monde physique, mais à un autre électronique, qui existe à l' intérieur d' un ordinateur, alors, un virus n' est pas très différent dans le sens qu' il a les mêmes objectifs que l' organisme vivant : survivre et se reproduire. La création d'un virus est donc le premier pas vers la création de la vie. Nos leaders qui arguent que les virus informatiques sont dangereux et que ceux qui les créent ne mesurent pas leur puissance essaient simplement de centraliser la puissance entre leurs mains. Donc, il n' y a aucun mal à essayer de restaurer une certaine petite puissance de l'individu.
Telle est, en substance, l'opinion de Ludwig sur le problème de l'existence des virus. Celui-ci est clairement en faveur des virus et de leurs créateurs.

Cependant, de nos jours, d'importants dégâts sont causés par de nombreux et nouveaux virus qui apparaissent, et c'est en se posant la question suivante : « à qui profitent les nouveaux virus ? » que l'on peut trouver tout d'abord leurs créateurs et le pourquoi de leur existence.
Certains virus sont peut être fabriqués par esprit de vengeance par quelque informaticien licencié désirant montrer à son ancien employeur combien il aurait dû le garder dans sa société.

Nous avons aussi les spammeurs : ils infectent pour diffuser des messages non sollicités. Depuis quelques mois ces spammeurs sont traqués. Les serveurs qu'ils utilisaient ont été fermés les uns après les autres. Alors, pour inonder les boîtes aux lettres, ils ont trouvé une nouvelle méthode : utiliser les PC de particuliers disposant de connexions à haut débit, les infecter par des virus comme Sobig qui ont été créés uniquement pour prendre le contrôle de ces ordinateurs, ces PC seront alors transformés en « machines zombies » et utilisés pour envoyer des spams, sans débourser un centime.

A cette liste se rajoute les maîtres chanteurs : ils menacent pour obtenir des rançons. En Novembre 2003, six propriétaires de casino en ligne one fait appel à des spécialistes en sécurité car des inconnus leur demandaient de l'argent. Faute de quoi, leurs sites allaient être submergés de demandes de connexion, afin d'empêcher les visiteurs légitimes d'y accéder et cela à cause du virus Mimail.H qui attaque des sites antispam pour les envahir et les faire fermer.

Nous retrouvons également les voleurs de données personnelles : il joue les indiscrets pour créer de faux papiers. Numéro de sécurité sociale, de permis de conduire, de carte bancaire…voici quelques unes des 25 informations que le virus Cayam tente de soustraire à ses victimes, en leur présentant un courriel contenant un faux écran d'identification d'eBay.

Enfin les braqueurs de banque :ils dérobent les mots de passe pour vider les comptes bancaires. Crédit agricol, Banque populaire, Crédit lyonnais : ces trois banques figurent parmi les 1300 espionnées par le vicieux virus Bugbear.B, il enregistre en permanence les données tapées au clavier par ses victimes et les envoie à son auteur par courriel.

Voyons maintenant l'évolution de ceux-ci depuis le premier virus : « Brain » jusqu' aux dernières évolutions.


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Schema de l'infection du virus classique :

Schéma de l'infection du virus classique :

(Les numéros correspondent à l'ordre d'exécution du fichier)

Si l'ordre du fichier sur le disque est différent de l'ordre d'exécution, c'est pour des raisons pratiques : étant donné que le virus s'écrit par dessus le programme, il doit le garder intact. Cependant, le virus doit s'exécuter avant le programme. C'est pourquoi il remplace le code de démarrage du programme pour y mettre le sien tout en prenant soin de replacer le code de démarrage du programme à la fin de celui-ci pour pouvoir continuer à l'employer. Par la suite, le virus ajoute encore, éventuellement le reste de son code qui n'aurait pas pu être placé au début du programme, faute de place. On peut cependant remarquer que l'ordre d'exécution n'est pas perturbé et se fait selon l'ordre suivant : virus - programme (suivre l'ordre des chiffres).

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Les canulars

• Les canulars : Depuis quelques années un autre phénomène est apparu, il s'agit des canulars (en anglais hoax), c'est-à-dire des annonces reçues par mail propageant de fausses informations (par exemple l'annonce de l'apparition d'un nouveau virus destructeur ou bien la possibilité de gagner un téléphone portable gratuitement,...) accompagnées d'une note précisant de faire suivre la nouvelle à tous ses proches. Ce procédé a pour but l'engorgement des réseaux ainsi que la désinformation.
Ainsi, de plus en plus de personnes font suivre des informations reçues par courriel sans vérifier la véracité des propos qui y sont contenus. Le but des hoax est simple :
provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné un grand nombre de personnes
Les conséquences de ces canulars sont multiples :
ils contribuent à engorger inutilement les réseaux en provoquant une masse de données superflues circulant dans les infrastructures réseaux,
ils tendent à provoquer de la désinformation, c'est-à-dire faire admettre à de nombreuses personnes de faux concepts ou véhiculer de fausses rumeurs (on parle de légendes urbaines) pour certains de ces courriers,
ils encombrent inutilement nos boîtes aux lettres déjà chargées,
ils nous font perdre du temps,
ils peuvent contribuer à la dégradation de l'image d'une personne ou bien d'une entreprise,
ils provoquent un effet d'incrédulité, c'est-à-dire qu'à force de recevoir de fausses informations on finit par ne plus croire aux vraies.
Ainsi, il est essentiel de suivre certains principes avant de faire circuler une information sur Internet.

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