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mercredi 29 avril 2009

Prévenir les dégâts d'un virus

Même en faisant très attention et en possédant les meilleurs antivirus et logiciels de détection, il est impossible d'écarter totalement le risque d'être atteint par un virus et donc de s'exposer à son pouvoir de destruction. Il est donc fortement recommander de faire régulièrement des copies de sauvegarde du disque dur, copies qu'il faut dater et conserver puisqu'il est possible que la désinfection des fichiers infectés ne soit pas suffisante pour éradiquer le virus. Par ailleurs, il est probable que le programme causant le problème ait été introduit depuis un certain temps, ce qui obligera à remonter loin dans le temps avant de retrouver une sauvegarde saine. De telles précautions pourront peut-être permettre que ne soient perdues à jamais des données importantes.


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Une méfiance de tous les instants

Un antivirus seul ne suffit pas à éviter les attaques quotidiennes des virus, il est en effet nécessaire que l'utilisateur lui-même soit vigilant quand il utilise sa machine.
Cette vigilance se présente sous la forme de réflexes de base à acquérir, la plupart peuvent paraître évident mais cela n'empêche pas certaines personnes de faire des erreurs qui peuvent par la suite se révéler dévastatrices. Ces réflexes se présentent sous de multiples formes et il serait impossible de tous les citer, en voici cependant quelques-uns :
Il est nécessaire de toujours se méfier d'un nom de fichier attaché ou d'un objet de courrier trop attractif. De plus, il ne faut jamais ouvrir un fichier joint dont le nom se termine par .EXE, .COM, .BAT, .VBS, .PIF, .OVL ou .SCR, sauf si l'on est absolument sûr de son contenu et/ou de son origine. Dans le cas contraire, il est préférable de le mettre directement dans la corbeille sans le lire.
Deuxièmement, il est préférable de télécharger les freeware et les shareware depuis des sites réputés. Il est recommandé d'éviter de télécharger des fichiers des sites peu connus et encore moins sur des sites pirates.
Pour finir, un des réflexes fondamentaux est d'analyser tous les fichiers téléchargés ou reçus avec un logiciel de détection (antivirus au autre) avant l'exécution du fichier. Ces logiciels de détection peuvent agir de deux façons : ils peuvent soit examiner les disques et disquettes sur demande soit examiner chacun des programmes qui sera exécuté. Ils doivent être le plus à jour possible. Deux ou trois logiciels de détection peuvent être utilisés en même temps afin d'augmenter les chances de déceler les virus. De plus, certains de ces utilitaires contiennent également un programme de désinfection qui permet parfois de se débarrasser des indésirables.
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Les parades face aux virus

La première chose à laquelle on pense lorsque l'on souhaite se protéger des virus, c'est l'antivirus. Pourtant pour éviter au maximum d'être infecté par un virus, il faut surtout adopter un comportement de méfiance et de prévention face à ces programmes indésirables.

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Présentation technique d'un virus

Afin de mieux comprendre le fonctionnement d'un virus, étudions le code de l'un d'entre eux.
Intéressons nous à un virus VBS Script créé avec Microsoft Visual Basic, et plus particulièrement à sa fonction de destruction qui consiste à lancer un formatage du disque C : , sans en demander la permission à la victime évidemment.

Code de ce virus :


Analyse du code :

Cette ligne permet de choisir une date précise d'exécution du virus


Ensuite on lance windows explorer. On lance son exécution 10 fois grâce à une boucle for afin de s'assurer que ça fonctionne bien. La commande shell permet d'exécuter.

Puis on créer le fichier Virus.bat qui est le virus en lui même. Dans celui-ci on rajoute deux commandes qui lanceront le formatage du disque C, pour cela on utilise la commande print qui permet d'écrire dans un fichier. Pour cela on utilise les commandes deltree et Format. Deltree est la commande de suppression en elle même, le /y permet de supprimer les fichiers de C : sans demander la permission à l'utilisateur.


Une fois le fichier Virus créé, il faut maintenant l'exécuter. Pour cela on lance une fenêtre d'invité de commande DOS (CMD.com) en arrière plan . C'est depuis cette fenêtre que l'on exécute le virus. Comme au début, on lance cette exécution 10 fois pour s'assurer qu'elle ai lieu. On cache les affichages à l'aide de la commande vbHide.


Dans le cas où le système d'exploitation est windows 98, il n'est pas nécessaire de créer un fichier spécial pour le virus. Le système étant moins protéger, il est possible de rajouter les commandes de formatages directement dans le fichier système AutoExec.bat. Ce fichier se trouve à la racine du disque dur, il est exécuté à chaque démarrage de la machine, le virus sera donc exécuté au même moment.

Pour terminer, on bloque l'ordinateur grâce à une particularité du système. En effet, le système se bloque lorsque les noms de périphériques sont utilisés plusieurs fois dans le même chemin de fichier (par ex. : c:\CON\CON).


Ce virus permet entre autre de remarqué l'évolution des systèmes d'exploitation qui tentent de se sécuriser. En effet, il est impossible de modifier sans permission le fichier AutoExec.Bat dans les systèmes les plus récents, cela oblige à créer un nouveau fichier qui risque d'être remarqué par l'utilisateur ou par un antivirus. En revanche Windows 98 étant bien moins sécurisé, on peut directement modifier le fichier système Autoexec.bat ce qui est bien plus discret.

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Fonction de cryptage d'un virus

Malgré leur grand nombre et la volonté des développeurs à dissimuler leurs créations, les nouveaux virus sont rapidement repérés et les antivirus sont rapidement mis à jour afin d'offrir une parade contre le virus. C'est ainsi que les développeurs essaient de cacher de façon toujours plus efficace leurs virus. Afin de dissimuler au maximum leur création, les développeurs ont imaginés plusieurs techniques : il y a d'abord le cryptage qui consiste a rajouter au virus une routine de cryptage plus ou moins élaborées. Le problème est qu'une fois un virus crypter, il faut le décrypter afin qu'il puisse s'exécuter et appliquer ses précédentes fonctions. Il y a donc en plus de la routine de cryptage, une routine de décryptage qui apparaît en clair dans le virus. Afin de parer cette lacune, d'ingénieux concepteurs de virus ont eu l'idée d'intégrer dans la séquence de décryptage des instructions aléatoire n'ayant aucun effet. Chaque variante du virus devient donc vraiment unique et indétectable par les antivirus, on appelle ces virus des virus polymorphes.

Une autre technique de furtivité des virus est de faire croire au système d'exploitation que des secteurs du disque dur sont défectueux, il suffit alors au virus de s'y camoufler en attendant son activation. Cependant, si trop de secteurs deviennent défectueux, le système repère quelque chose d'anormal et il se peut que le virus soit détecté.

Enfin, un dernière méthode permettant de ״ cacher ״ le virus est de le placer dans le secteur de Boot puisque quand un ordinateur se lance, il exécute toujours un certain secteur du disque (le boot) qui va lui permettre de lancer le système d'exploitation . Le virus se situant dans ce secteur sera alors exécuté à chaque démarrage. De plus, les antivirus n'étant pas encore opérationnels à ce moment du lancement de la machine, cette exécution passe inaperçu.
Les virus sont donc des programmes complexes réunissant de nombreuses fonctions. C'est cette complexité qui attirent bon nombre des programmeurs plus ou moins qualifiés, des programmeurs pour qui construire un virus le plus efficace possible présente un challenge de taille. Quand un virus réunis la majorité des fonctions pré-citées, le tout assortie d'une bonne programmation, il devient alors difficilement détectable et il peut ensuite effectuer son travail de destruction (le plus souvent dévastateur) dans la plus grande discrétion.

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Fonction de destruction d'un virus

Les routines de destruction peuvent être très variées mais se décomposent généralement en deux routines: la " Bombe " en elle même et une routine d'activation. C'est cette dernière qui décidera ou non de l'activation de la bombe. La routine d'activation se présente sous de multiples formes : Le virus peut s'activer à partir d'un certain nombre de copies, à partir d'une date, à partir d'une combinaison de touches au clavier, un certain nombre d'accès au disque dur, ou encore la présence d'un certain antivirus… Ces routines d'activations dépendent parfois du type de virus, mais le plus souvent, c'est le concepteur du virus qui choisit cette routine selon ces goûts et ces capacités.
Une fois que le virus est activé par la routine d'activation, la bombe, c'est à dire sa fonction de destruction en elle même, se met en route.
Elle aussi se présente sous de multiples formes : faire ralentir l'ordinateur avec des boucles (for, while, etc), le virus peut aussi afficher un simple message ou encore lancer le formatage du disque dur. Enfin, le virus peut écrire aléatoirement sur le disque ou bien faire planter la machine. Les virus peuvent aussi avoir une fonction spécifique tel que supprimer tel ou tel fichier.

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Fonction de reproduction d'un virus

C'est elle qui ajoute le code du virus au code du fichier choisi par la fonction de recherche. Cette fonction définie également le type du virus : Virus avec ou sans recouvrement, crypté ou non, virus de fichier ou virus système… Quand un virus écrit son code, il doit préserver la structure de l'exécutable infecté.
Par exemple, quand un virus s'écrit dans le code d'un fichier, la date de modification du fichier infectée est normalement mise à jour. L'utilisateur pourrait alors remarqué ce changement de date et repérer le virus. Afin de ne laisser aucune trace de l'infection, le virus sauvegarde la précédente date de modification et la replace au bon endroit quand l'opération de reproduction est terminée. Cette fonction joue donc un rôle capitale dans la bonne propagation du virus. Si cette fonction venait à être mal codée, le fichier infectée ne s'exécuterait plus de la même façon ce qui pourrait alerter l'utilisateur sur la présence du virus.

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Fonction de recherche d'un virus

C'est la première chose que fait un virus. Cette fonction de recherche va sélectionner les types de fichier à infecter (.com .exe .doc .bat …), elle va également décider de la vitesse à laquelle ces fichiers doivent être infecter. La vitesse d'infection est une composante majeur de la bonne propagation d'un virus. Si un virus se reproduit trop rapidement, il sera rapidement repéré par l'utilisateur car il utilisera de manière incessante le disque dur. En revanche, si un virus se reproduit trop lentement, il ne sera pas assez efficace.

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Les Virus Celebres

L'histoire des virus relativement courte possède déjà ses stars. Le premier virus ayant infecté le réseau Internet est un ver écrit par un étudiant américain du nom de Robert Morris en 1988. Ce virus, et les dommages qu'il a engendrés, sont à l'origine de la prise de conscience des dangers de diffusion via les réseaux.
En 1991, un nouveau virus sème la terreur sur toute la planète : la bombe logique Michelangelo. Ce virus, très médiatisé à l'époque et devant se déclencher le 6 mars 1992, aura beaucoup moins d'effets que prévus (environ 200 000 ordinateurs infectés).
En l'an 2000, c'est au tour du virus I Love You de faire trembler la planète. Variante du macrovirus relativement inoffensif Melissa, ce virus très destructeur se propage par courrier électronique sous la forme d'un fichier joint nommé LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.vbs.
Enfin en janvier 2003, le nouveau virus venu, baptisé MyDoom, est « in the wild », dans la nature. Il se répand par la messagerie sous forme de pièce jointe à raison de plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires par minutes. Plus original,son auteur a aussi programmé un mode de dissémination par Kazaa.
MyDoom a été programmé pour attaquer un site, en l'occurrence celui de SCO, un éditeur de logiciels UNIX. A partir de début février, MyDoom a submergé ce site de connexions, plus de 100 par minute. Avec un million d'ordinateurs infectés, cela a suffi pour mettre KO les serveurs de SCO. Microsoft a même lancé une chasse à l'homme en offrant une prime, comme SCO.

Toutefois, au-delà des effets d'annonce des médias, tous ces virus n'ont heureusement pas eu les effets cataclysmiques annoncés. La prudence des utilisateurs, doublée de divers systèmes de sécurité informatique (pare-feu, logiciels antivirus, etc.), permettent généralement d'enrayer assez rapidement la propagation des virus.

« Qu'est ce qu'un virus ? » voici la question à laquelle nous avons essayer de répondre le mieux possible dans cette première partie en vous expliquant les différents types de virus, leur évolution, le pourquoi de leur existence. Intéressons nous maintenant à leur fonctionnement.

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Virus cryptes

Virus cryptés

Les premiers virus polymorphiques apparaissent en 1990. Il s'agit de virus disposant d'une routine de cryptage variable. Repérer un tel virus devient une tâche compliquée, puisque deux exemplaires d'un même fichier infecté n'ont pas la même apparence. Ces nouveaux virus sont 1260, V2P1, V2P2, et V2P6.
L'année 1990 est aussi celle de Dark Avenger, un auteur bulgare qui a joué un rôle important dans l'élaboration de techniques avancées d'infection des virus. Les virus crées par ses soins se nomment, entre autres, Dark Avenger 180, Number of the beast ou encore Nomenklatura. Dark Avenger se sert des BBS pour la diffusion. Certains se dissimulent dans les logiciels anti-virus du domaine public !!! Toujours en Bulgarie est crée le VX BBS. Il s'agit d'un serveur d'échange de virus, d'information, et surtout de codes sources, auquel tout le monde s'accorde à reconnaître une responsabilité dans la naissance des vocations douteuses. Fin 1990, le nombre de virus s'élève à environ 250.
La possibilité de télécharger les lignes de programmes d'un virus permet à beaucoup d'introduire de subtiles modifications et de lâcher un nouvel agent infectieux dans la nature. En 1991, l'influence de ces serveurs se fait sentir et fin 1991, un millier de virus sont reconnus. Cette année-là, les éditeurs prennent la véritable mesure du marché qui s'ouvre à eux et de la difficulté de la lutte. Car les virus polymorphes croissent en nombre et en complexité. En Avril, un jeune suisse vole à un ami un nouveau virus et l'installe chez son père. La propagation du virus Téquila aurait été moins fulgurante si le père en question n'avait pas été un important distributeur de sharewares…Téquila se loge sur la table de répartitions du disque et infecte les fichiers. Or il est si difficile à détecter que si 1% des fichiers contaminés échappent au contrôle, l'infection recommence.

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Le concept des virus informatiques

Le concept de virus est apparu avec les premiers calculateurs électroniques. Dès 1949, John Von NEUMANN, pionner de l'informatique à qui l'on attribut la conception du programme mémorisé, présente les fondements théoriques de l'auto-copie de logiciels dans un article intitulé Theory and Organisation of Complicated Automata.

En 1986, deux amis passionnés d ‘informatique s'aperçoivent que les disquettes contiennent, dans leur secteur de démarrage, un programme servant démarrer l' ordinateur. Ils le remplacent par leur propre programme qui, d' une part, a pour mission de se copier par la suite sur le secteur de démarrage de toute disquette insérée dans le lecteur, d' autre part de changer le nom de la disquette par l'intitulé « (C) Brain ». Ensuite, le programme démarre l'ordinateur. Ils appellent cela un virus. Au début, donc, rien de bien méchant. Seulement voilà, leur idée va faire des émules et bientôt la création échappe à tout contrôle.

Toujours en 1986, Ralph Burger, programmeur, développe un virus greffant une copie de lui-même sur les fichiers COM. Ralph Burger distribue ce virus lors d' une conférence et écrit un livre sur le sujet. Un an plus tard, le virus Vienna décrit dans ce livre se répand : une fois sur huit cela provoque le redémarrage de l'ordinateur. Puis vient le virus Lehigh : à la quatrième infection, du fichier Command.com, le virus détruit la FAT du disque (sorte de table des matières du disque).

Les meilleurs crus de l'année 1987 sont Suriv-01, -02, -03 et Jérusalem. Les trois premiers infectent les fichiers COM, EXE, ou COM et EXE. Le quatrième échappe à tout contrôle et va habituellement infecter tous les fichiers qui sont exécutés… sauf les vendredis 13, date à laquelle il les écrase. Son nom vient du fait que c'est l'université de Jérusalem qui a, la première, eu affaire au dit virus. Cette année voit aussi naître trois virus les plus connus : Ping-Pong qui fait dégringoler les lettres affichées.

Les années 1988 et 1989 ont vu peu de nouveaux virus. Le grand public fait la connaissance des virus le vendredi 13 janvier 1988, par l'intermédiaire d'une vigoureuse campagne de presse exploitant l'aura de mystère entourant le virus Jérusalem. Fin 1989, on recense une trentaine de virus.

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Pourquoi les virus existent-ils?

Les virus informatiques n'ont apparemment aucune valeur marchande indépendamment de leurs applications militaires. Alors, pourquoi les créer?
Mark A.Ludwig tente de répondre à cette question dans son livre Naissance d'un virus.
Depuis que les ordinateurs ont été inventés dans les années 40, il y a eu une fraternité entre les personnes employées à explorer les possibilités sans les limites de ces magnifiques machines. Cette fraternité a réuni des mathématiciens et des scientifiques célèbres qui, aussi longtemps que les ordinateurs les ont entouré, ont rêvé de machines intelligentes qui raisonneraient.
Pendant de nombreuses années, c'était purement de la science-fiction.

Pourtant, la pensée même de cette possibilité conduit certains à une plausible réalité. Le virus informatique est une nouvelle approche radicale sur ces machines vivantes. Au lieu d'essayer de concevoir quelque chose qui imite grossièrement le comportement humain, fortement complexe, il est possible de commencer par copier ce qui semble le plus simple dans la matière organique.
Les organismes monocellulaires sont simples et font très peu de choses. Leurs seuls objectifs sont apparemment de survivre et de se reproduire. Si l'on pense à un nouvel univers, non pas un monde physique, mais à un autre électronique, qui existe à l' intérieur d' un ordinateur, alors, un virus n' est pas très différent dans le sens qu' il a les mêmes objectifs que l' organisme vivant : survivre et se reproduire. La création d'un virus est donc le premier pas vers la création de la vie. Nos leaders qui arguent que les virus informatiques sont dangereux et que ceux qui les créent ne mesurent pas leur puissance essaient simplement de centraliser la puissance entre leurs mains. Donc, il n' y a aucun mal à essayer de restaurer une certaine petite puissance de l'individu.
Telle est, en substance, l'opinion de Ludwig sur le problème de l'existence des virus. Celui-ci est clairement en faveur des virus et de leurs créateurs.

Cependant, de nos jours, d'importants dégâts sont causés par de nombreux et nouveaux virus qui apparaissent, et c'est en se posant la question suivante : « à qui profitent les nouveaux virus ? » que l'on peut trouver tout d'abord leurs créateurs et le pourquoi de leur existence.
Certains virus sont peut être fabriqués par esprit de vengeance par quelque informaticien licencié désirant montrer à son ancien employeur combien il aurait dû le garder dans sa société.

Nous avons aussi les spammeurs : ils infectent pour diffuser des messages non sollicités. Depuis quelques mois ces spammeurs sont traqués. Les serveurs qu'ils utilisaient ont été fermés les uns après les autres. Alors, pour inonder les boîtes aux lettres, ils ont trouvé une nouvelle méthode : utiliser les PC de particuliers disposant de connexions à haut débit, les infecter par des virus comme Sobig qui ont été créés uniquement pour prendre le contrôle de ces ordinateurs, ces PC seront alors transformés en « machines zombies » et utilisés pour envoyer des spams, sans débourser un centime.

A cette liste se rajoute les maîtres chanteurs : ils menacent pour obtenir des rançons. En Novembre 2003, six propriétaires de casino en ligne one fait appel à des spécialistes en sécurité car des inconnus leur demandaient de l'argent. Faute de quoi, leurs sites allaient être submergés de demandes de connexion, afin d'empêcher les visiteurs légitimes d'y accéder et cela à cause du virus Mimail.H qui attaque des sites antispam pour les envahir et les faire fermer.

Nous retrouvons également les voleurs de données personnelles : il joue les indiscrets pour créer de faux papiers. Numéro de sécurité sociale, de permis de conduire, de carte bancaire…voici quelques unes des 25 informations que le virus Cayam tente de soustraire à ses victimes, en leur présentant un courriel contenant un faux écran d'identification d'eBay.

Enfin les braqueurs de banque :ils dérobent les mots de passe pour vider les comptes bancaires. Crédit agricol, Banque populaire, Crédit lyonnais : ces trois banques figurent parmi les 1300 espionnées par le vicieux virus Bugbear.B, il enregistre en permanence les données tapées au clavier par ses victimes et les envoie à son auteur par courriel.

Voyons maintenant l'évolution de ceux-ci depuis le premier virus : « Brain » jusqu' aux dernières évolutions.


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Schema de l'infection du virus classique :

Schéma de l'infection du virus classique :

(Les numéros correspondent à l'ordre d'exécution du fichier)

Si l'ordre du fichier sur le disque est différent de l'ordre d'exécution, c'est pour des raisons pratiques : étant donné que le virus s'écrit par dessus le programme, il doit le garder intact. Cependant, le virus doit s'exécuter avant le programme. C'est pourquoi il remplace le code de démarrage du programme pour y mettre le sien tout en prenant soin de replacer le code de démarrage du programme à la fin de celui-ci pour pouvoir continuer à l'employer. Par la suite, le virus ajoute encore, éventuellement le reste de son code qui n'aurait pas pu être placé au début du programme, faute de place. On peut cependant remarquer que l'ordre d'exécution n'est pas perturbé et se fait selon l'ordre suivant : virus - programme (suivre l'ordre des chiffres).

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Les canulars

• Les canulars : Depuis quelques années un autre phénomène est apparu, il s'agit des canulars (en anglais hoax), c'est-à-dire des annonces reçues par mail propageant de fausses informations (par exemple l'annonce de l'apparition d'un nouveau virus destructeur ou bien la possibilité de gagner un téléphone portable gratuitement,...) accompagnées d'une note précisant de faire suivre la nouvelle à tous ses proches. Ce procédé a pour but l'engorgement des réseaux ainsi que la désinformation.
Ainsi, de plus en plus de personnes font suivre des informations reçues par courriel sans vérifier la véracité des propos qui y sont contenus. Le but des hoax est simple :
provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné un grand nombre de personnes
Les conséquences de ces canulars sont multiples :
ils contribuent à engorger inutilement les réseaux en provoquant une masse de données superflues circulant dans les infrastructures réseaux,
ils tendent à provoquer de la désinformation, c'est-à-dire faire admettre à de nombreuses personnes de faux concepts ou véhiculer de fausses rumeurs (on parle de légendes urbaines) pour certains de ces courriers,
ils encombrent inutilement nos boîtes aux lettres déjà chargées,
ils nous font perdre du temps,
ils peuvent contribuer à la dégradation de l'image d'une personne ou bien d'une entreprise,
ils provoquent un effet d'incrédulité, c'est-à-dire qu'à force de recevoir de fausses informations on finit par ne plus croire aux vraies.
Ainsi, il est essentiel de suivre certains principes avant de faire circuler une information sur Internet.

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Les virus VBS script

• Les virus VBS script : Ce type de virus se propage par mail à l'aide d'un fichier attaché (type exe, vbs etc..) bien souvent en ayant un nom évocateur. Ces nombreux virus sont en langage Visual Basic. Ils sont de type Vbs (Visual Basic Script) ou plus simplement « script ». Par exemple, le désormais célèbre I Love You et le virus KakWorm sont écrits dans ce langage.

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Virus flibustiers (Bounty hunters)

* Virus flibustiers (Bounty hunters) : virus visant la modification des antivirus les rendant non - opérationnels. Ce genre de virus est très rare mais très efficace.

Il faut savoir que un virus peut regrouper une, plusieurs, voire toutes les caractéristiques vues ci-dessus. Plus le virus a de caractéristiques, plus il sera dangereux, compliqué, vorace en ressources de l'ordinateur (du à sa complexité). Ce qui signifie gênant sans même être actif, et surtout difficile à détecter par un antivirus (trompé, rendu inactif, ...) mais aussi plus facilement repérable, et ce, dû à la baisse des performances de la machine.

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Virus polymorphes (mutants)

* Virus polymorphes (mutants) : ce virus est différent à chaque infection. Il doit ceci à son encryption (Il existe un algorithme reprenant une valeur au hasard, permettant d'avoir un fichier crypté à chaque fois différent ne dérangeant cependant pas le décryptage). Le programme entier et le virus sont encryptés, excepté le premier segment destiné à la décryption. Ce genre de virus est donc beaucoup plus difficile à détecter que les précédents et presque impossible à détruire sans supprimer le fichier infecté, vu qu'il est crypté.

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Virus furtifs (intercepteurs d'interruptions)

* Virus furtifs (intercepteurs d'interruptions) : ce sont des virus modifiant complètement le fonctionnement du système d'exploitation. Ces virus le modifient tellement qu'il semble sain aux antivirus. Ceci les rend très difficiles à détecter, puisque les antivirus sont trompés, croyant le système d'exploitation sain.

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Virus residents

Il s'agit de virus qui restent présent dans la mémoire de l'ordinateur (RAM, à ne pas confondre avec le disque dur qui peut aussi être appelé mémoire). Fonctionnement : Une fois un fichier infecté exécuté (NB : ce fichier infecté vient soit d'une source infectée, une source douteuse, soit d'un autre fichier infecté précédemment), le virus se loge dans la mémoire vive, ou il reste actif. Dès qu'un programme est exécuté et qu'il n'est pas infecté, le virus l'infecte. La différence avec celui vu précédemment est qu'il n'y a pas besoin de procédure pour trouver une cible, puisque c'est l'utilisateur qui la désigne en exécutant le programme cible. Ce genre de virus est actif à partir du moment où un programme infecté est exécuté jusqu'à l'arrêt complet de la machine. Certains d'entre eux peuvent résister au simple redémarrage (c-à-d : CTRL – ALT – DEL).

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Virus Non residents

C'étaient les virus les plus répandus il y a quelques années. Lors de l'infection, il cherche un fichier cible, et remplace, par sa section virale, le premier segment du programme. La section originale est alors ajoutée en fin de programme. Au moment de l'exécution du fichier, c'est le code viral qui est d'abord lancé. Ce code viral cherche d'autres programmes à infecter, il les infecte. Ensuite il restitue la première section du programme infecté et l'exécute celui-ci. La boucle est bouclée. Le virus a pu se propager de façon tout à fait invisible. Il s'agit donc d'un virus fort contagieux. La détection de ce genre de virus est pourtant assez aisée, le fichier infecté étant plus grand que le fichier sain, puisqu'il contient le virus en plus du programme.

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